|
|
Article du Journal Le
Parisien du 05/04/2004 (extraits)
|
Jenifer à
coeur ouvert |
|
Elle a bien mûri, la première gagnante de « Star Academy » !
Jeune maman, elle achève son deuxième album et s'apprête à recevoir un disque de
diamant pour le précédent. Télé réalité, gloire et vie privée : la chanteuse
fait le point. |
 
Jenifer Bartoli achève actuellement son deuxième album, dont la sortie
est prévue fin mai. (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN.)
DANS SON GENRE, c'est une pionnière. Première lauréate de « Star Academy », il y
a trois ans, Jenifer Bartoli achève actuellement son deuxième album, dont la
sortie est prévue fin mai.Une suite pop à son premier CD, qui s'est vendu à près d'un million
d'exemplaires grâce à des tubes du calibre d'« Au soleil ».Alors que déferlent encore d'autres disques issus de la télé réalité, à
commencer par celui d'Elodie, cette jeune maman de 22 ans s'affirme comme l'une
des rares « vedettes express » à tirer les marrons du feu.
Comment se passe l'enregistrement de votre deuxième album
? Jenifer. J'ai retrouvé l'équipe de mon premier disque et j'ai
rencontré de nouveaux auteurs, français mais aussi suédois, qui me conviennent
tout à fait. Calogero m'a écrit un titre, « C'est de l'or », qui parle de mon
fils (NDLR : Aaron est né en décembre) . Son père, Maxime Nucci, a
également collaboré à l'album.
En quoi sera-t-il différent du premier
? J'ai un peu grandi grâce à la longue tournée de l'année dernière. Tous les
soirs, sur scène, on apprend. Ma voix a gagné dans les graves, elle est moins
lisse... Pour l'album précédent, même si j'en suis très contente, tout était
allé très vite. Le problème, quand on sort de « Star Academy », c'est le temps.
Cette fois, j'ai pu donner mon avis sur chaque titre. J'ai surtout le sentiment
d'avoir évolué, ce qui est normal pour une artiste entre guillemets...
Pourquoi entre guillemets ? Je n'ai pas encore l'impression
d'être une artiste à part entière. J'ai été surmédiatisée et, en même temps,
c'est difficile de m'imposer en tant que chanteuse... En fait, pour moi, tout
commence maintenant.
Venir de la télé réalité, ça vous donne des
complexes ? Non, si c'était à refaire, je n'hésiterais pas. Mais, parfois,
j'ai l'impression de piquer la place à quelqu'un. Je vois beaucoup de talents
autour de moi qui galèrent... J'aurais peut-être dû galérer
plus. (...) Certaines portes restent-elles fermées ? Pour certains
magazines, « Star Academy » égale « cheap ». Par exemple, je n'intéresse pas un
journal comme « Elle ». Lorsque vous faites de la télé réalité, on vous voit
vivre à l'écran. Le matin au réveil, le soir au coucher... Cette image-là ne
reflète qu'en partie la vérité, il faut le savoir. (...) Vous pensez que
l'étiquette télé réalité va vous poursuivre longtemps ? Je ne sais pas. Je
pense vraiment qu'il y a un trop-plein de chanteurs issus de ces émissions. Je
les aime bien, ils sont adorables, mais bon. Je suis dans une situation
délicate, je ne veux pas cracher dessus. Mon premier CD a tellement bien
marché... Je ne vais pas tarder à recevoir mon album de diamant (NDLR : un
million d'exemplaires vendus).
Croyez-vous qu'un tel phénomène
commercial puisse se reproduire ? Peut-être. Il y a trois ans, les L 5 de «
Popstars » et moi avons bénéficié de l'effet de surprise, mais je pense aussi
que nos albums valaient le coup. C'est ça qui a fait la différence. Finalement,
je suis persuadée que l'on n'apprend pas à chanter. Il y a des techniques pour
s'améliorer mais on sait ou on ne sait pas.
La « Star Academy », c'est
vraiment une école ? C'est le souvenir que j'en garde. Lorsque j'y suis
entrée, je n'avais pas vraiment regardé « le Loft » et je ne connaissais pas les
émissions équivalentes à l'étranger. Les candidats d'aujourd'hui y prennent ce
qu'il y a à prendre. Regardez leur aisance quasi immédiate à la télévision !
Moi, je tremblais comme une feuille...
Quelles sont vos relations avec TF
1 ? La chaîne ne m'a jamais obligée à rien. Une fois, je me suis demandé ce
que je faisais dans une émission comme « Combien ça coûte ? » mais c'était de ma
faute.
Mais vous êtes toujours en contrat avec la Une ? Non, c'est
fini. J'ai juste un contrat d'artiste avec Mercury/Universal et je ne sais pas
si Elodie et Nolwenn sont toujours liées à TF 1. Plus les années avancent, plus
ces contrats comportent de clauses... Dans mon cas, je n'ai pas le sentiment de
m'être fait avoir, au contraire.
Propos recueillis par Sébastien Catroux
Le Parisien , lundi 05 avril 2004
http://www.leparisien.fr
|
|