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Article du Parisien
du 21/12/2009
Toutes folles des « Monologues »
« Les Monologues du vagin » fêtent leurs
10 ans sur la scène française. Comédiennes, chanteuses, animatrices, une
soixantaine d’interprètes ont déjà joué cette pièce américaine sur la sexualité
féminine.
Elles y sont toutes passées. De Myriam
Boyer à Bernadette Lafont, de Glenn Close à Kate Winslet, les comédiennes se
disputent l’affiche des « Monologues du vagin », qui fêtent actuellement leurs
10 ans sur la scène française. Depuis sa première représentation dans
l’Hexagone, en 1999, avec Fanny Cottençon seule en scène, le manifeste de la
féministe américaine Eve Ensler, créé à Broadway, a été vu par… 800 000
spectateurs et interprété par une soixantaine de Françaises ! Des
comédiennes chevronnées (Rachida Brakni, Claire Nadeau…) comme des personnalités
novices dans le théâtre, telles la professeur de chant Armande Altaï, la
secrétaire d’Etat Valérie Létard, ou encore l’animatrice Flavie Flament ou la
chanteuse Jeanne Cherhal. Toutes enhardies par la force du texte,
témoignages de femmes du monde entier sur leur sexualité, heureuse ou meurtrie.
« Il s’agit moins d’un rôle classique que de la transmission d’une
parole, souligne Isabelle Rattier, metteur en scène des Monologues depuis 2001.
Elles restent assises, avec le texte en main, ce qui les sécurise. A mes
nouvelles venues, je demande d’ailleurs de ne pas se jeter dans l’interprétation
tout de suite, le temps que les choses se mettent en place à l’intérieur. »
« Jenifer était surprise d’être sollicitée et elle est formidable
»
Pour choisir ses interprètes, qu’elle renouvelle sans cesse,
Isabelle Rattier « fonctionne au feeling », sollicitant des femmes ayant le sens
de la scène, ce « langage commun » à tous les artistes. « Jeanne Cherhal avait
les larmes aux yeux quand je l’ai appelée et Jenifer était assez surprise d’être
sollicitée. Pourtant elle est formidable. » Le mois dernier pourtant, la
chanteuse a été étrillée par la presse régionale, qui l’a qualifiée de «
laborieuse », « sans relief »… « On a été horrifié par cette mauvaise foi »,
s’indigne la metteur en scène. « Jenifer a affronté des salles de 1 200
personnes. Elle a beaucoup fait rire et a été applaudie par des spectateurs
debout. Ces critiques l’ont perturbée, mais c’est quelqu’un de très fort. Elle
sera à Paris, ce sera sa réponse. » Dès le 5 janvier, en compagnie d’Andréa
Ferréol et Maïmouna Gueye.
« Les Monologues du vagin », au Théâtre
Michel, 38, rue des Mathurins, Paris (VIIIe). Du mardi au samedi, à 19 heures ;
le dimanche à 17 h 30. Places de 38,50 € à 55 €. Avec Catherine Arditi, Aurore
Auteuil et Stéphanie Bataille jusqu’au 3 janvier. Location au
01.42.65.35.02.

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