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Pas de première partie, hier
soir, aux arènes (...). Et pour cause
: dans la nuit de jeudi à vendredi, en Saône-et-Loire, le car transportant les
techniciens préposés à la tournée de Jenifer a été accidenté sur l'autoroute
A6.
«
Pas de grosse catastrophe », dira Jenifer elle-même à l'issue du second
morceau. Quatre blessés dont un grièvement, cependant. Et un concert maintenu
malgré tout, et pour lequel d'autres roadies ont été appelés à la rescousse,
ainsi que certains de ceux qui avaient officié la veille pour le concert de De
Palmas. Un concert qu'elle a évidemment dédié « à (son) équipe ». De quoi
insuffler un supplément d'émotion à un amphithéâtre certes loin d'être rempli -
entre 2 500 et 3 000 entrées - mais regorgeant d'allégresse et de tendresse à
l'égard de la première lauréate de Star Academy. Bouleversée, et comment
pouvait-elle ne pas l'être, par cet accident, Jenifer a assuré très
professionnellement cette date nîmoise, qu'elle aurait tout aussi bien pu, et
comment aurait-on pu lui en vouloir, annuler. Vêtue d'un débardeur et d'une jupe
noirs, soutenue par cinq jeunes musiciens au look plutôt rock, elle a mené sa
barque avec panache et simplicité, sans que sa voix ne trahisse une quelconque
perturbation extérieure, et c'est tout à son honneur. Fillettes juchées sur les
épaules de leur papa, mamans aux anges, le public nîmois a peut-être mis encore
plus d'ardeur à reprendre en chœur Le Passage et autres refrains d'une
jeune femme qui, comme elle le dit elle-même, n'est pas celle que l'on croit.
M. C.
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